À l’origine, un site vierge et une liberté rare : celle de tout inventer !
Charlotte Perriand et un collectif visionnaire en font le point de départ d’une architecture audacieuse, pensée en dialogue avec la montagne.
Comprendre les grands principes
Aux Arcs, l’architecture a été pensée en étroite relation avec la montagne. Elle repose sur trois principes fondateurs : composer avec le paysage, s’adapter aux contraintes du site et placer l’Homme au cœur de la conception. Des choix audacieux qui ont façonné une identité architecturale singulière, distinguée par le ministère de la Culture à travers le label Patrimoine du XXe siècle, aujourd’hui Architecture contemporaine remarquable.
Construire sur un site vierge impose une grande humilité.
Composer avec le paysage
Dès l’origine, Les Arcs est pensé avec une ambition forte : construire sans dénaturer la montagne. Autour de Charlotte Perriand, les concepteurs choisissent de partir du site plutôt que de lui imposer une architecture. Relief, végétation, perspectives et traces de l’activité pastorale deviennent ainsi les points de départ du projet.
Guy Rey-Millet résume cette philosophie ainsi : « On n’occupe pas le plateau, là où il y a des chalets d’alpage ; on se place à l’arrière, on les contemple : ne pas construire à l’endroit le plus beau. » Les anciens chalets d’alpage sont conservés et intégrés au projet d’ensemble, tandis que les nouvelles constructions sont implantées de manière à préserver les espaces les plus remarquables et les grandes perspectives sur la montagne.
Les bâtiments épousent les courbes du terrain et s’inscrivent dans la pente, permettant même aux volumes les plus élevés de limiter leur impact visuel. Le bâti joue avec le relief plutôt que de chercher à l’effacer, laissant de larges espaces libres autour des constructions et une place essentielle à la nature.
De ces choix naît une architecture à la fois graphique, inventive et profondément intégrée au paysage. Volumes, lignes et implantations composent avec la montagne pour dessiner cette silhouette si caractéristique des Arcs, où bâti et nature semblent avoir été pensés ensemble.
Inventer avec les contraintes
Construire en montagne suppose de composer avec un environnement exigeant : la pente, l’altitude, le climat et l’enneigement, auxquels s’ajoutent des impératifs économiques et des délais de chantier particulièrement courts. À l’époque de la création de la station, les travaux sont concentrés sur la belle saison : commencer au printemps pour pouvoir livrer les bâtiments dès l’hiver suivant.
Un chantier mené en seulement six mois exige une véritable recherche de rationalité. Organisation des travaux, répétition de certains éléments, optimisation des volumes et maîtrise des coûts participent pleinement au projet. L’enjeu est d’aller vite et d’être efficace, sans renoncer à la qualité des espaces ni à l’ambition créative.
Les conditions climatiques nourrissent elles aussi les choix architecturaux. Certaines constructions adoptent par exemple des toitures à pente inversée conçues pour retenir la neige, tandis que la forme et l’implantation des bâtiments répondent directement aux réalités de la montagne. Les particularités du site deviennent ainsi autant de points de départ pour imaginer des solutions techniques et fonctionnelles adaptées.
Ces exigences participent pleinement à l’identité des Arcs. La nécessité de s’adapter devient un moteur d’innovation, donnant naissance à une architecture à la fois rationnelle et inventive, pensée en réponse aux réalités du site.
Concevoir pour l’Homme
L’Homme est au cœur du projet architectural. Une philosophie que Charlotte Perriand résume en quelques mots : « Pour moi, le sujet c’est l’homme, ce n’est pas l’objet. » Derrière la création des Arcs se dessine aussi une ambition : permettre au plus grand nombre de découvrir la montagne et les vacances au ski, à une époque où les loisirs et les sports d’hiver deviennent progressivement accessibles à un public plus large.
Cette vision se traduit notamment dans la conception des appartements, imaginés comme de véritables « cellules » en écho à la cellule familiale. Compacts, fonctionnels et soigneusement organisés, ils sont pensés autour des usages et de la vie quotidienne. Mobilier intégré, matériaux durables et rationalisation des aménagements permettent d’optimiser l’espace et de maîtriser les coûts. Les grandes baies vitrées ouvrent largement les logements sur la montagne, faisant entrer la lumière et le paysage au cœur des espaces de vie.
Le confort se joue aussi dans les détails : absence de vis-à-vis, orientation des logements et prolongement vers l’extérieur sont soigneusement étudiés. Chaque appartement dispose d’une terrasse, volontairement décalée par rapport à celle du niveau supérieur afin de limiter l’ombre portée et de préserver l’ensoleillement. L’intimité de chacun se conjugue ainsi avec une ouverture permanente sur l’extérieur.
Cette conception à l’échelle de l’Homme influence jusqu’à l’organisation générale des bâtiments. Charlotte Perriand souligne ce lien entre qualité d’usage et préservation du paysage : « Ces bâtiments paraissent massifs au premier regard, mais c’est pour l’homme qui va vivre dedans […] et pour laisser la nature libre autour. » En regroupant les logements dans des volumes importants, les concepteurs libèrent de vastes espaces alentour : densifier le bâti pour mieux préserver la nature et offrir à chacun lumière, vues et qualité de vie.
Explorer virtuellement
Découvrez un appartement des Arcs où chaque détail traduit une nouvelle manière de penser le logement en montagne, entre fonctionnalité, lumière naturelle et ouverture sur le paysage.
Découvrir les créateurs
Les Arcs, c’est le résultat d’un travail d’équipe.
La station des Arcs est née d’une aventure collective portée par des personnalités visionnaires. Robert Blanc, homme de montagne, Roger Godino, qui donne au projet son ambition et son organisation, et Charlotte Perriand, figure majeure de sa création architecturale, en sont trois acteurs essentiels.
Autour d’eux, architectes, urbanistes, designers, ingénieurs, artistes… imaginent ensemble une station nouvelle, pensée en étroite relation avec son paysage et les usages de la montagne.
Découvrez celles et ceux qui, par leurs idées, leurs savoir-faire et leur audace, ont façonné l’identité et l’âme des Arcs.
L’Atelier d’Architecture en Montagne (A.A.M.) réunit des architectes et urbanistes spécialisés dans les enjeux propres aux territoires d’altitude. Son histoire est étroitement liée à l’aménagement de Courchevel, l’une des premières stations françaises conçues sur un site vierge.
Lorsque Roger Godino lance le projet des Arcs, il confie à l’Atelier les études d’aménagement de la future station. Relief, orientation, accès, vues et circulations sont étudiés à l’échelle du territoire afin d’identifier les sites les plus adaptés.
Ces recherches conduisent notamment à définir les trois grands pôles qui structureront la station : Arc 1600, Arc 1800 et Arc 2000.
Par cette approche globale, l’A.A.M. contribue à poser les bases d’un urbanisme de montagne qui cherche à composer avec le site plutôt qu’à le contraindre. Une manière de penser l’aménagement qui marquera durablement l’identité des Arcs.
1933 – 1980 | Guide de haute montagne – Co-créateur des Arcs
Né à Hauteville-Gondon dans une famille d’agriculteurs, Robert Blanc grandit au cœur des montagnes qu’il connaît dans leurs moindres détails. Guide de haute montagne, il nourrit très tôt l’idée de transformer les alpages de son enfance en une station de ski pensée en harmonie avec son territoire.
À Courchevel, il rencontre Roger Godino et les membres de l’Atelier d’Architecture en Montagne. De cette rencontre naît le projet des Arcs. Sa connaissance du terrain, de la neige et de la montagne devient l’un des fondements du projet, notamment dans le choix des sites et l’aménagement du domaine skiable.
Devenu directeur de la station, Robert Blanc participe activement à son développement et à son esprit d’innovation. Avec Pierre Gruneberg, il contribue notamment à l’invention du ski évolutif, une méthode d’apprentissage qui accompagne l’essor de nouvelles pratiques de glisse aux Arcs.
Par son intuition, son ancrage local et sa connaissance de la montagne, Robert Blanc joue un rôle essentiel dans la naissance et l’identité des Arcs.
« Sans Robert Blanc, je n’aurais jamais créé Les Arcs. C’est lui qui m’a fait découvrir le site et m’a vendu sa part de rêve. » - Roger Godino
1926 – 2020 | Architecte
Architecte implanté en Savoie, Roger Boulet rejoint l’aventure des Arcs au moment du développement d’Arc 1800.
Il participe notamment à la réalisation de Belles Challes et des Lauzières, deux ensembles emblématiques du quartier du Charvet. Livrés à partir de 1975, ils s’inscrivent dans une composition urbaine pensée comme une véritable limite bâtie de la station.
Leur implantation permet de concentrer les constructions tout en libérant les espaces environnants, de préserver les vues et de maintenir les circulations automobiles à l’extérieur du cœur de la station.
À travers ces réalisations, Roger Boulet contribue à façonner la silhouette d’Arc 1800 et à donner corps à une manière nouvelle de penser la station de montagne.
1924 – 1999 | Graphiste, typographe et architecte
À la croisée du graphisme, de l’architecture et du design, Pierre Faucheux est l’une des grandes figures du graphisme français d’après-guerre. Son travail dépasse largement la page imprimée : il s’intéresse aussi aux espaces, aux structures, aux objets et à l’urbanisme, avec une même volonté d’expérimenter et d’innover.
En 1967, Charlotte Perriand l’invite à rejoindre l’équipe des Arcs. Son regard transversal trouve naturellement sa place dans ce projet collectif, où architecture, design et identité visuelle se répondent.
À Arc 1600, il imagine notamment La Coupole, une structure en bois devenue l’un des éléments emblématiques de la station. La géométrie de son ossature inspire également le sigle des Arcs, créant un lien direct entre architecture et identité graphique.
Pierre Faucheux apporte ainsi aux Arcs une approche singulière, où forme, espace et signe participent d’une même création.
« Mon métier, c’est d’innover. » - Pierre Faucheux
1930 – 2019 | Entrepreneur – Co-créateur des Arcs
Entrepreneur et passionné de ski, Roger Godino découvre au début des années 1960 les alpages dominant Bourg-Saint-Maurice grâce à Robert Blanc. Séduit par le site et par le projet que ce dernier porte depuis plusieurs années, il décide de donner corps à cette ambition : imaginer une station de montagne d’un genre nouveau.
Roger Godino ne conçoit pas Les Arcs comme une simple succession de résidences et de remontées mécaniques. Il imagine une destination dans son ensemble, où urbanisme, domaine skiable, hébergements, équipements, activités sportives et culturelles sont pensés de manière cohérente. Cette vision donne naissance au concept de « station-entreprise », particulièrement novateur pour l’époque.
Pour concrétiser le projet, il rassemble autour de lui des personnalités venues d’horizons différents : architectes, designers, ingénieurs et hommes de montagne. Charlotte Perriand, Guy Rey-Millet, Gaston Regairaz ou encore Bernard Taillefer disposent d’une grande liberté de création. Cette dynamique collective fait des Arcs un véritable terrain d’expérimentation pour l’architecture, l’aménagement et les nouvelles façons de vivre la montagne.
Au-delà de la construction de la station, Roger Godino défend une certaine idée des vacances : plus libres, plus actives, ouvertes à la culture et accessibles au plus grand nombre. Une vision qui participe durablement à l’identité singulière des Arcs.
1903 – 1999 | Architecte et designeuse
Figure majeure de l’architecture et du design du XXe siècle, Charlotte Perriand place très tôt l’humain au cœur de sa réflexion. Collaboratrice de Le Corbusier dès 1927, elle partage avec lui la conviction que le corps doit servir d’étalon à l’aménagement de l’espace.
Issue d’une famille savoyarde, elle conserve toute sa vie un profond attachement à la montagne et aux grands espaces. Lorsqu’elle rejoint l’aventure des Arcs à la fin des années 1960, elle y trouve un formidable terrain d’expérimentation pour mettre en œuvre une architecture moderne, fonctionnelle et intimement liée au paysage.
Au sein de l’équipe des Arcs, Charlotte Perriand joue un rôle déterminant dans la recherche d’une architecture cohérente, exigeante et tournée vers l’usage. Son influence dépasse la conception des logements et du mobilier : elle participe pleinement à l’esprit collectif du projet et à la définition de ses grands principes. Gaston Regairaz la qualifie d’ailleurs de « l’âme du groupe, la gardienne fidèle de la rigueur et de l’esprit de création ».
Aux côtés de Guy Rey-Millet, Gaston Regairaz et de toute l’équipe des Arcs, elle contribue aussi bien à la conception des bâtiments qu’à celle de leurs aménagements intérieurs. Elle imagine notamment des logements compacts mais ingénieux, ouverts sur l’extérieur, où chaque mètre carré est pensé pour faciliter les usages et offrir une relation privilégiée avec la montagne.
« Elle est arrivée à point pour nous permettre d’oser. » - Roger Godino
1901 – 1984 | Architecte, ingénieur et designer
Architecte, ingénieur, constructeur et designer, Jean Prouvé est l’une des grandes figures de l’avant-garde du XXe siècle. Son travail se distingue par une approche très concrète de la construction, fondée sur la maîtrise des matériaux, des structures et des procédés industriels.
Aux Arcs, il rejoint l’équipe en qualité d’expert. Son expérience et son autorité technique en font une véritable « juge de paix » : lorsqu’un choix constructif doit être arbitré, son avis permet de trancher et d’orienter les solutions retenues.
Son rôle est déterminant dans la mise au point des principes de construction de la station. Il contribue à transformer les intentions des architectes et designers en solutions réalistes, efficaces et adaptées aux contraintes de la montagne.
« L’apport de Jean Prouvé fut déterminant et régla définitivement le mode de bâtir. » - Charlotte Perriand, Une vie de création
1932 – 2023 | Architecte
Membre de l’Atelier d’Architecture en Montagne, Philippe Quinquet appartient à cette génération d’architectes qui cherche à inventer une nouvelle manière de construire en altitude, conciliant fonctionnalité, qualité d’usage et respect du site.
Il rejoint l’équipe de conception des Arcs aux côtés de Guy Rey-Millet, Gaston Regairaz, Charlotte Perriand et des autres créateurs réunis autour du projet. Ensemble, ils développent une architecture pensée à partir du terrain, en concentrant les constructions pour préserver le paysage et en donnant une place essentielle aux circulations piétonnes.
Philippe Quinquet participe notamment au développement d’Arc 1800. Il est associé à la conception de plusieurs opérations du quartier du Charvet, parmi lesquelles la résidence Le Miravidi, réalisée en collaboration avec Charlotte Perriand, Gaston Regairaz et Bernard Taillefer.
À travers son travail au sein de l’A.A.M., il contribue à cette démarche collective qui fait des Arcs un laboratoire de l’architecture et de l’urbanisme de montagne.
1937 – 2016 | Architecte
Collaborateur de Le Corbusier, Robert Rebutato participe à plusieurs projets menés au sein de son atelier. Cette expérience marque sa manière d’aborder l’architecture, attentive aux usages, aux proportions et à la relation entre le bâtiment et son environnement.
Après la disparition de Le Corbusier, il fonde son propre atelier en association avec Alain Tavès. À la demande de Charlotte Perriand, tous deux rejoignent ensuite l’équipe des Arcs pour participer au développement d’Arc 1600.
Ils prennent part à cette aventure collective aux côtés des architectes et designers déjà engagés dans le projet, dans un esprit d’expérimentation et de recherche autour de l’habitat en montagne.
Robert Rebutato contribue ainsi à inscrire Arc 1600 dans la continuité des grands principes défendus par l’équipe des Arcs : fonctionnalité, simplicité des formes et attention portée au paysage comme aux usages.
1930 – 2013 | Architecte
Ancien camarade de lycée de Roger Godino, Gaston Regairaz rejoint très tôt l’aventure des Arcs. Architecte et urbaniste, il participe à la mise en œuvre du plan général d’Arc 1600, aux côtés de Guy Rey-Millet et Charlotte Perriand.
Son travail consiste à traduire les grands principes du projet en réalisations concrètes : organisation des bâtiments, implantation dans la pente, circulation et cohérence d’ensemble. Il contribue ainsi à donner forme à une station pensée comme un tout, où architecture et urbanisme sont étroitement liés.
Pendant près de dix ans, il coordonne ensuite la réalisation de plusieurs grandes résidences d’Arc 1800, parmi lesquelles Pierra Menta, Les Lauzières et Nova. Des ensembles qui participent aujourd’hui encore à la silhouette caractéristique de la station.
Par son rôle d’architecte et de coordinateur, Gaston Regairaz occupe une place essentielle dans la traduction concrète du projet architectural des Arcs.
1929 – 2017 | Architecte
Guy Rey-Millet participe à la fondation de l’Atelier d’Architecture en Montagne aux côtés de Denys Pradelle. Dès 1960, il repère avec Robert Blanc le territoire qui accueillera quelques années plus tard Les Arcs et devient l’un des architectes majeurs du projet.
Amoureux de la montagne et profondément humaniste, il imagine une architecture en osmose avec la nature et le paysage. Aux Arcs, il défend des bâtiments qui suivent les lignes du terrain, préservent les vues et s’intègrent avec discrétion dans leur environnement.
Cette volonté de laisser la montagne conserver le premier rôle traduit une approche particulièrement précurseure de l’aménagement touristique. « Ne pas construire à l’endroit le plus beau » résume cette philosophie : construire là où cela est nécessaire, sans occuper ni dénaturer les espaces les plus remarquables.
Il s’investit également dans la création de la station des Karellis, dont il conçoit l’aménagement et l’architecture, prolongeant ainsi sa vision d’une montagne à la fois habitée, partagée et préservée.
1924 – 2011 | Artiste peintre
Luc Simon rejoint l’équipe des Arcs lors de l’aménagement d’Arc 1600. Son regard de peintre nourrit une approche sensible de l’aménagement, où architecture, relief et nature sont pensés ensemble.
Charlotte Perriand évoque ainsi le travail mené autour de La Rive et La Cascade :
« La Rive et La Cascade se trouvaient reliées par un alpage totalement remodelé par le peintre Luc Simon avec des pins : les vaches pouvaient venir paître au pied des résidences, les oiseaux chanter, les écureuils voler d’arbre en arbre la queue en balancier. Des vies protégées, des citadins heureux… À l’usage, il y eut bien quelques grincheux réveillés par les sonnailles. Ils ne méritaient pas la montagne. » - Charlotte Perriand, Une vie de création
1931 – 2002 | Architecte
Surnommé « Tallaut », Bernard Taillefer suit un parcours singulier. Ébéniste de formation et Compagnon du Tour de France, il exerce plusieurs métiers avant de rejoindre l’aventure des Arcs, où son sens du volume, de la matière et de la construction trouve un terrain d’expression privilégié.
Roger Godino lui confie d’abord la réalisation des plans des Chalets Pointus, qui révèlent son approche intuitive et inventive de l’architecture de montagne. Son expérience de terrain et son goût pour l’expérimentation l’amènent progressivement à prendre une place importante dans le développement de la station.
Consacré architecte en 1982, il participe ensuite à la conception des quartiers des Villards et de Charmettoger à Arc 1800, avant de jouer un rôle majeur dans la réalisation d’Arc 2000.
Par son parcours autodidacte et son approche très concrète de la construction, Bernard Taillefer apporte aux Arcs une architecture inventive, directement nourrie par les usages, les matériaux et les contraintes de la montagne.
1931 – 2020 | Peintre et architecte
Peintre et architecte, Alain Tavès débute sa carrière aux côtés de Le Corbusier, dont il partage l’intérêt pour les formes, les volumes et la manière dont l’architecture façonne les usages.
Après la disparition de Le Corbusier, il fonde avec Robert Rebutato un atelier d’architecture et d’urbanisme. Tous deux sont ensuite invités par Charlotte Perriand à rejoindre l’équipe des Arcs pour participer à la construction d’Arc 1600.
Son double regard de peintre et d’architecte nourrit une approche sensible de l’espace, attentive aux proportions, à la lumière et à l’intégration des bâtiments dans leur environnement.
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