Depuis sa création, Les Arcs cultive un même état d’esprit : oser, expérimenter et imaginer la montagne autrement. De l’architecture aux nouvelles glisses, des grands événements aux engagements d’aujourd’hui, cette culture de l’innovation façonne une identité unique.
Les Arcs, une histoire en dates
Des alpages à la naissance d’une station d’altitude, l’histoire des Arcs est celle d’un territoire de montagne qui se transforme au fil du XXe siècle, tout en conservant un lien fort avec son environnement et ceux qui le font vivre.
À partir des années 1960, la rencontre entre Roger Godino, Robert Blanc et Charlotte Perriand, entourés d’architectes, d’urbanistes, d’ingénieurs et d’acteurs locaux, donne naissance à un projet ambitieux et profondément novateur.
Ce développement est guidé par une même idée : imaginer une station intégrée à la montagne, pensée pour être vécue en toutes saisons et conçue en harmonie avec le paysage.
Au fil des décennies, ouvertures de stations, innovations, grands événements et reconnaissance viennent rythmer cette histoire et contribuer au rayonnement des Arcs.
Les activités hivernales se développent sur le versant nord de Bourg Saint Maurice. Deux tronçons de télésièges permettent de rejoindre Courbaton, à 1 750 m d’altitude, directement depuis la vallée, facilitant ainsi l’accès à la neige.
L’année suivante, les téléskis de Biolley, Deux Têtes et Signal sont mis en service sur le secteur de Pierre Blanche et viennent structurer les premiers aménagements du futur domaine skiable des Arcs.
Les communes de Bourg Saint Maurice et Hauteville-Gondon fusionnent, à l’initiative de leurs maires Albert Martin et Antoine Bimet. Cette union constitue une étape décisive dans la préparation du futur projet des Arcs.
Une convention est ensuite signée avec Roger Godino, futur promoteur de la station : Bourg Saint Maurice apporte sa garantie financière, tandis que Hauteville-Gondon met à disposition les terrains nécessaires au développement du projet.
Arc 1600 accueille ses premiers vacanciers à Noël. Route d’accès, hôtels, appartements et nouvelles remontées mécaniques marquent la naissance de la première station des Arcs.
Autour de Charlotte Perriand, un collectif d’architectes imagine une nouvelle façon de construire en montagne : des bâtiments adaptés à la pente, ouverts sur le paysage et conçus pour s’y intégrer. Arc 1600 devient ainsi un véritable laboratoire architectural, dont les principes accompagneront le développement des Arcs.
Bourg Saint Maurice devient la première ville française à accueillir les Championnats du Monde de Canoë-Kayak.
Pendant six jours, près de 300 athlètes venus de 16 pays s’affrontent sur l’Isère. L’équipe de France se distingue avec 16 médailles, tandis que Claude Peschier décroche deux titres de Champion du Monde en kayak.
Créée par Roger Godino et Yves Petit de Voize, l’Académie Festival des Arcs accompagne le développement des activités d’été de la station.
Inspirée des grandes académies américaines, elle repose sur une ambition forte : réunir des musiciens de haut niveau, transmettre leur savoir à de jeunes artistes et partager la musique avec le public à travers les concerts gratuits du festival.
Arc 1800 accueille ses premiers visiteurs avec l’ouverture de l’Hôtel du Golf et des résidences Bellecôte et Miravidi. Bâtiment fondateur de la station, l’Hôtel du Golf illustre le parti pris architectural du site, avec une construction qui épouse la pente et s’inscrit dans le relief.
La même année, le téléphérique reliant Bourg Saint Maurice à Arc 1600 facilite l’accès aux stations depuis la vallée et accompagne leur développement.
Imaginé par Bernard Taillefer autour de la butte du Varet, Arc 2000 adopte la forme d’un « fort » tourné vers le soleil et protégé des intempéries.
Ses volumes puissants et ses toitures inclinées, inspirées des tremplins de ski, lui donnent une silhouette immédiatement reconnaissable et témoignent d’une nouvelle approche de l’architecture en haute altitude.
Le téléphérique de l’Aiguille Rouge permet de rejoindre le sommet du domaine, à 3 226 m d’altitude. Sans pylône intermédiaire, il constitue une prouesse technique et accompagne le développement du ski en haute altitude.
Cette réalisation illustre l’esprit d’innovation qui caractérise Les Arcs, territoire pionnier dans le développement des infrastructures de montagne et des nouvelles glisses.
Apocalypse Snow met en scène les nouvelles glisses dans un court-métrage aussi novateur que décalé.
Porté par Régis Rolland, alias le Génie de la Glisse, et réalisé par Didier Lafond, ce film culte contribue à populariser le snowboard en Europe. Récompensé par six grands prix internationaux, il ouvre une trilogie devenue mythique et marque durablement plusieurs générations de riders.
Le funiculaire relie Bourg Saint Maurice à Arc 1600 en seulement 7 minutes. Directement connecté à la gare SNCF, il permet aux voyageurs arrivant en TGV, Eurostar et Thalys d’accéder directement à la station et aux pistes.
100 % électrique, il marque une nouvelle étape dans l’histoire des mobilités en montagne et devient l’un des symboles d’une mobilité douce et innovante aux Arcs.
Arc 2000 accueille les épreuves de ski de vitesse des Jeux Olympiques d’Albertville, disputées sur la mythique piste du Kilomètre Lancé.
Présentée comme sport de démonstration, la discipline voit la Finlandaise Tarja Mulari s’imposer à 219,245 km/h, tandis que le Français Michaël Prüfer atteint 229,299 km/h.
Nées du partenariat entre Quiksilver et Les Arcs, la Quikcup puis la Quiksilver Slopestyle Pro contribuent à faire de la station une référence internationale du snowboard freestyle.
Les meilleurs riders du monde se retrouvent sur le snowpark des Arcs pour une compétition entièrement dédiée au slopestyle. Hips, tables, half-pipe et modules de jib composent un terrain d’expression spectaculaire pour les nouvelles glisses.
Événement phare de l’hiver, La Freeride Les Arcs réunit skieurs et télémarkeurs professionnels autour d’une compétition de ski extrême, jusqu’à devenir finale du World Tour.
Portée par le team « Ça Envoie du Gros » et organisée avec Dino Raffault, elle rassemble une équipe de passionnés et affirme, aux côtés de Rip Curl puis The North Face, une identité forte : du freeride, rien que du freeride.
Les Arcs accueille sa première étape de Coupe du Monde de ski alpin sur la piste Cachette, à Arc 1600, avec un géant et un slalom hommes.
Sur le géant, le Suisse Michael von Grünigen s’impose devant l’Autrichien Benjamin Raich. Il reçoit une récompense aussi inattendue qu’emblématique : Lambada, une vache tarine, clin d’œil à l’identité savoyarde du territoire.
Créé à l’initiative d’Éric Siri, le Festival d’Humour des Arcs anime les étés de la station pendant plusieurs années.
Porté par une dimension solidaire, il soutient l’association Soleil d’Enfance, engagée auprès des enfants en situation de handicap. De grands noms de l’humour français s’y succèdent dans une ambiance festive, généreuse et conviviale.
Développé par Intrawest, Arc 1950 propose un nouveau modèle de station : un village haut de gamme, 100 % piéton et animé toute l’année, directement intégré au domaine skiable.
Son architecture au style hybride, inspirée à la fois du village alpin traditionnel et des stations nord-américaines, associe lauze, pierre et bois pour créer une identité chaleureuse et immédiatement reconnaissable.
Le téléphérique Vanoise Express relie en seulement 4 minutes les domaines skiables des Arcs / Peisey-Vallandry et de La Plagne, donnant naissance à Paradiski.
Avec une vitesse de 12,5 m/s et une portée sans pylône exceptionnelle, ce téléphérique hors norme devient l’un des grands symboles techniques du domaine et marque une nouvelle étape dans l’histoire des remontées mécaniques en montagne.
Les Arcs obtient le Label Patrimoine du XXe siècle, décerné par le ministère de la Culture pour distinguer les réalisations architecturales majeures du siècle. Devenu en 2016 le label « Architecture contemporaine remarquable », il reconnaît une architecture pionnière, pensée en harmonie avec le relief et le paysage.
À Bourg Saint Maurice – Les Arcs, cinq sites sont labellisés : la mairie et la salle des fêtes de Bourg Saint Maurice, l’urbanisme et l’architecture d’Arc 1600 et Arc 1800, ainsi que les gares du téléphérique de l’Aiguille Rouge à Arc 2000.
Organisé par François Bon, rider local et pionnier de la discipline, The Speed Flying Pro Les Arcs devient l’un des grands rendez-vous du speedflying.
Les meilleurs pilotes mondiaux se retrouvent aux Arcs autour d’une pratique spectaculaire, à mi-chemin entre glisse et vol. Les épreuves techniques de l’événement contribuent à structurer la discipline et à poser les bases de son circuit international.
Créé par Pierre-Emmanuel Fleurantin et Guillaume Calop, originaires de Bourg Saint Maurice, le Festival de Cinéma Européen des Arcs devient l’un des grands rendez-vous culturels de la station.
Chaque année, il ouvre la saison d’hiver avec une programmation dédiée au cinéma d’auteur européen. Projections, rencontres professionnelles, réalisateurs et comédiens de renom rythment l’événement, tandis qu’un pays européen est mis à l’honneur à chaque édition.
Imaginé et organisé par Enak Gavaggio, figure emblématique du skicross et des Arcs, le Gavaggio Monster Cross accompagne l’émergence de jeunes talents de la discipline.
Pendant quatre jours, les participants profitent de l’expérience et des conseils du champion, sept fois médaillé aux X Games. Ouverte aux jeunes licenciés ou non, la compétition mêle plaisir, transmission et esprit sportif, dans une ambiance à l’image du « Dark Lord » du skicross.
Né du partenariat entre Red Bull et Les Arcs, le Red Bull Linecatcher s’impose comme l’un des grands rendez-vous du freeski backcountry.
À la croisée du freestyle et du freeride, la compétition réunit les meilleurs riders mondiaux sur un terrain naturel spectaculaire, entre couloirs, barres rocheuses, pentes raides et kickers intégrés au relief. Fluidité, technicité et créativité sont au cœur de l’événement.
Imaginé par Henrik Harlaut (E-Dollo) et Phil Casabon (B-Dog), le B&E Invitational marque une nouvelle étape dans l’histoire du ski freestyle.
Pensé comme un terrain de jeu démesuré, ludique et créatif, son parcours mêle pipe, bowls, quarters, rails et transferts. En réunissant 19 figures majeures de la discipline, dont Candide Thovex, l’événement confirme Les Arcs comme un terrain d’expression privilégié pour les nouvelles pratiques de glisse.
Les Arcs – Bourg Saint Maurice devient la première destination de Savoie à obtenir le label Flocon Vert, décerné par l’association Mountain Riders.
Cette distinction reconnaît une démarche collective en faveur d’un tourisme plus responsable, portée par les acteurs du territoire autour des enjeux environnementaux, sociaux et économiques.
Le Domaine de Montagne Les Arcs / Peisey-Vallandry devient le premier gestionnaire de domaine de montagne en Europe à obtenir la certification B Corp™.
Reconnue internationalement, cette certification distingue les entreprises répondant à des standards élevés en matière sociale, environnementale, de transparence et de responsabilité. Une reconnaissance qui traduit une ambition forte : ne pas être les meilleurs au monde, mais meilleurs pour le monde.
Un logo qui défie le temps
1969 – Quand l’architecture devient logo
Figure majeure du graphisme français d’après-guerre, Pierre Faucheux développe également son travail dans les domaines de l’urbanisme et de l’architecture. En 1967, il rejoint l’équipe réunie autour de Charlotte Perriand pour participer à la conception des Arcs.
À Arc 1600, il conçoit la Coupole, dont la charpente en lamellé-collé sert de base graphique à la création du premier logo des Arcs. Celui-ci reprend les lignes de sa structure et évoque trois sommets, en référence aux trois sites alors envisagés : Arc 1600, Arc 1800 et Arc 2000. Sa silhouette rappelle également une spatule de ski.
Dès sa création, le logo traduit ainsi l’ADN des Arcs, à la croisée de l’architecture, de la montagne et de la glisse.
2002 – Le logo prend des couleurs
Le logo des Arcs évolue vers une identité plus audacieuse et contemporaine. Les couleurs chaudes renforcent son caractère convivial, tandis que l’écriture manuscrite apporte davantage de mouvement et de spontanéité.
Cette nouvelle identité affirme une image plus moderne, chaleureuse et dynamique.
2006 – Les Arcs à l’heure de Paradiski
La signature « Paradiski » intègre le logo et affirme l’appartenance des Arcs à un grand domaine skiable relié, aux côtés de Peisey-Vallandry et de La Plagne.
Le logo traduit ainsi une nouvelle dimension de la destination et son inscription dans l’identité de Paradiski.
2012 – Le logo s’épure
Le logo des Arcs évolue pour moderniser l’image de la station et gagner en lisibilité. La version quadricolore laisse place à une identité plus sobre, plus épurée et plus contemporaine.
2016 – Le retour aux sources
Les Arcs revisite son logo historique en retravaillant sa typographie, l’équilibre de ses éléments et le symbole inspiré de la Coupole.
Cette nouvelle identité remet la marque « Les Arcs » au premier plan et réaffirme ce qui fait sa singularité : l’architecture, l’innovation et l’esprit d’aventure.
2019 – Le bleu en héritage
À l’occasion des 50 ans des Arcs, le logo renoue avec sa couleur d’origine et adopte un bleu foncé, à la fois sobre et élégant.
Cette évolution réaffirme le lien avec l’héritage graphique de la station tout en inscrivant son identité dans une expression plus contemporaine.